L´épistolaire

Quelles sont les différentes formes et fonctions de la lettre en littérature ?

 

SEQUENCE 2*

Groupement de textes

Objectifs

Histoire littéraire, langue et méthodologie

Iconographie / filmographie

Prolongements

Lectures analytiques

Lectures analytiques

Lectures cursives

Vous serez interrogés sur les textes ci-dessous dans la première partie de l´épreuve orale.

Introduction et présentation du corpus.

Questions pour l´oral et grille d´évaluation.

Les formes et les fonctions de l´écriture épistolaire p.128

Une femme occupée à cacheter une lettre de Jean-Baptiste Siméon Chardin (1733), p.185

Présentation des lectures cursives.

Correspondance de Mme de Sévigné, p.186

Une lettre anecdotique.

Repérer les spécificités de la lettre.

  Ecoutez une des Lettres de Mme de Sévigné

Lettres à Sophie Volland, Denis Diderot, p.190

Une lettre entre amour et philosophie.

   

Ecoutez une des Lettres à Sophie Volland de Denis Diderot

Cyrano de Bergerac, Acte V, scène 5, Edmond Rostand

Une lettre dénouement.

Revoir les différents registres.

Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990), vision de la fin du film, exposé : intitulé et grille d´évaluation.

 

Lettre à la jeunesseEmile Zola

Une lettre ouverte polémique.

Etudier les fonctions d´une lettre ouverte.

   

Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber, conseiller municipal de Boris Vian

Une lettre ouverte argumentative.

   

Le Déserteur de Boris Vian Cliquez pour écoutez "Le Déserteur" de Boris Vian

Lettres portugaises de Guilleragues, p.192

Un monologue épistolaire.

Exposé sur le roman par lettres: intitulé et grille d´évaluation.

 

Lettres portugaises de Guilleragues

Madame Bovary de Gustave Flaubert

Une lettre de rupture dans un roman.

 

Madame Bovary

Madame Bovary de Claude Chabrol (1991), vision du passage de la lettre, exposé : intitulé et grille d´évaluation.

 

Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, p.198

Un "modèle" de lettre de rupture.

Exposé sur le libertinage : intitulé et grille d´évaluation.

Les Liaisons dangereusesLes Liaisons dangereuses, de Stephen Frears (1988) Vision de l´extrait correspondant à la lettre étudiée ("Ce n´est pas ma faute"), exposé : intitulé et grille d´évaluation.

Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos

   

Bilan

 

Lettre d´amour et orthographe par Serge Gainsbourg, En relisant ta lettreCliquez pour écouter "En relisant ta lettre" de Serge Gainsbourg

Extrait des instructions officielles : Il s´agit de faire percevoir la diversité des formes de la correspondance (lettres authentiques, lettres ouvertes, romans épistolaires, correspondances d´écrivains) et leurs fonctions esthétiques et argumentatives.

Objectif : Nous étudierons les différentes formes et fonctions de la lettre en littérature.

Perspective dominante : Etude du genre épistolaire (définition de la communication épistolaire) et des différents registres, découverte du genre du roman épistolaire.

Perspectives complémentaires : Découverte du genre du roman épistolaire, étude de l´histoire littéraire et culturelle (XVIIIe siècle).

Fiches méthodiques : 6, 10.

Préparation à l´écrit : La dissertation et l´écriture d´invention.

Evaluation :
Dissertation Dans les Lettres portugaises, Guilleragues fait dire à Marianne : "J´écris plus pour moi que pour vous." En quoi cette formule surprenante vous paraît-elle pouvoir s´appliquer au genre épistolaire, envisagé dans sa diversité? Vous prendrez appui sur les textes étudiés en classe et vos lectures personnelles.

Ecriture d´invention La présidente de Tourvel, après avoir reçu la lettre de rupture de Valmont, désespérée tente dans une dernière lettre pathétique de faire changer d´avis son amant. Vous rédigerez cette lettre.

Durée :  14 séances

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (1897)

CYRANO, lisant

"Roxane, adieu, je vais mourir !..."

ROXANE, s´arrêtant, étonnée

Tout haut ?

CYRANO, lisant

"C´est pour ce soir, je crois, ma bien-aimée !
J´ai l´âme lourde encor d´amour inexprimée,
Et je meurs ! Jamais plus, jamais mes yeux grisés,
Mes regards dont c´était..."

ROXANE

                                           Comme vous la lisez,
Sa lettre !

CYRANO, continuant

                 "dont c´était les frémissantes fêtes,
Ne baiseront au vol les gestes que vous faites ;
J´en revois un petit qui vous est familier
Pour toucher votre front et je voudrais crier..."

ROXANE

Comme vous la lisez, cette lettre !
La nuit vient insensiblement.

CYRANO

                                                    "Et je crie :
Adieu !..."

ROXANE

                 Vous la lisez...

CYRANO                       

                                          "Ma chère, ma chérie,
Mon trésor..."

ROXANE

                         D´une voix...

CYRANO

                                               "Mon amour !...

ROXANE

                                                                         D´une voix...
Mais... que je n´entends pas pour la première fois !
Elle s´approche tout doucement, sans qu´il s´en aperçoive, passe derrière le fauteuil, se penche sans bruit, regarde la lettre. L´ombre augmente.

CYRANO

"Mon coeur ne vous quitta jamais une seconde,
Et je suis et serai jusque dans l´autre monde
Celui qui vous aima sans mesure, celui..."

ROXANE, lui posant la main sur l´épaule

Comment pouvez-vous lire à présent ? Il fait nuit.
Il tressaille, se retourne, la voit là tout près, fait un geste d´effroi, baisse la tête. Un long silence. Puis, dans l´ombre complètement venue, elle dit avec lenteur, joignant les mains.
Et pendant quatorze ans, il a joué ce rôle
D´être le vieil ami qui vient pour être drôle !         

CYRANO

Roxane !

ROXANE

               C´était vous.

CYRANO

                                   Non, non, Roxane, non !

ROXANE

J´aurais dû deviner quand il disait mon nom !

CYRANO

Non ! ce n´était pas moi !

ROXANE

                                         C´était vous !

CYRANO               

                                                                Je vous jure...

ROXANE

J´aperçois toute la généreuse imposture :
Les lettres, c´était vous...

CYRANO

                                         Non !

ROXANE

                                                    Les mots chers et fous,
C´était vous.

CYRANO

                     Non !

ROXANE

                                 La voix dans la nuit, c´était vous !

CYRANO

je vous jure que non !

ROXANE

                                  L´âme, c´était la vôtre !

CYRANO

Je ne vous aimais pas.

ROXANE

                                  Vous m´aimiez !

CYRANO

                                                            C´était l´autre.

ROXANE

Vous m´aimiez !

CYRANO

                          Non !

ROXANE

                                     Déjà vous le dites plus bas !

CYRANO

Non, non, mon cher amour, je ne vous aimais pas !

ROXANE

Ah ! que de choses qui sont mortes ... qui sont nées !
Pourquoi vous être tu pendant quatorze années,
Puisque, sur cette lettre où lui n´était pour rien,
Ces pleurs étaient de vous ?

CYRANO, lui tendant la lettre

                                            Ce sang était le sien.

Emile Zola, Lettre à la jeunesse (1897)

       Jeunesse ! jeunesse ! souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l´exprimer publiquement, c´est que tes pères ont donné de leur sang. Tu n´es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c´est que de se réveiller chaque matin avec la botte d´un maître sur la poitrine, tu ne t´es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. remercie tes pères, et ne commets pas le crime d´acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l´intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout.

      Jeunesse, jeunesse ! sois toujours avec la justice. Si l´idée de justice s´obscurcissait en toi, tu irais à tous les périls. Et je ne te parle pas de la justice de nos Codes, qui n´est que la garantie des liens sociaux. Certes, il faut la respecter, mais il est une notion plus haute, la justice, celle qui pose en principe que tout jugement des hommes est faillible et qui admet l´innocence possible d´un condamné, sans croire insulter les juges. N´est-ce donc pas là une aventure qui doive soulever ton enflammée passion du droit ? Qui se lèvera pour exiger que justice soit faite, si ce n´est toi qui n´es pas dans nos luttes d´intérêts et de personnes, qui n´es pas encore engagée ni compromise dans aucune affaire louche, qui peux parler haut, en toute pureté et en toute bonne foi ?

       Jeunesse, jeunesse ! sois humaine, sois généreuse. Si même nous nous trompons, sois avec nous, lorsque nous disons qu´un innocent subit une peine effroyable, et que notre coeur révolté s´en brise d´angoisse. Que l´on admette un seul instant l´erreur possible, en face d´un châtiment à ce point démesuré, et la poitrine se serre, les larmes coulent des yeux. certes, les gardes-chiourmes restent insensibles, mais toi, qui pleures encore, qui dois être acquise à toutes les misères, à toutes les pitiés ! Comment ne fais-tu pas ce rêve chevaleresque, s´il est quelque part un martyr succombant sous la haine, de défendre la cause et de le délivrer ? Qui donc, si ce n´est toi, tentera la sublime aventure, se lancera dans une cause dangereuse et superbe, tiendra tête à un peuple, au nom de l´idéale justice ? Et n´es-tu pas honteuse, enfin, que ce soient des aînés, des vieux, qui se passionnent, qui fassent aujourd´hui ta besogne de généreuse folie ?

      Où allez-vous, jeunes gens, où allez-vous, étudiants, qui battez les rues, manifestant, jetant au milieu de nos discordes la bravoure et l´espoir de vos vingt ans ?

       - Nous allons à l´humanité, à la vérité, à la justice !

Boris Vian, Lettre ouverte à Monsieur Paul Faber, conseiller municipal (1955)

Non, Monsieur Faber, ne cherchez pas l´insulte où elle n´est pas et si vous la trouvez, sachez que c´est vous qui l´y aurez mise. je dis clairement ce que je veux dire ; et jamais je n´ai eu le désir d´insulter les anciens combattants des deux guerres, les résistants, parmi lesquels je compte bien des amis, et les morts de la guerre - parmi lesquels j´en comptais bien d´autres. Lorsque j´insulte (et cela ne m´arrive guère) je le fais franchement, croyez-moi. Jamais je n´insulterai des hommes comme moi, des civils, que l´on a revêtus d´un uniforme pour pouvoir les tuer comme de simples objets, en leur bourrant le crâe de mots d´ordre vides et de prétextes fallacieux. Se battre sans savoir pourquoi l´on se bat est le fait d´un imbécile et non celui d´un héros ; le héros c´est celui qui accepte la mort lorsqu´il sait qu´elle sera utile aux valeurs qu´il défend. Le déserteur de ma chanson n´est qu´un homme qui ne sait pas ; et qui le lui explique ? Je ne sais de quelle guerre vous êtes ancien combattant - mais si vous avez fait la première, reconnaissez que vous étiez plus doué pour la guerre que pour la paix ; ceux qui, comme moi, ont eu 20 ans en 1940 ont reçu un drôle de cadeau d´anniversaire. Je ne pose pas pour les braves ; ajourné à la suite d´une maladie de coeur, je ne me suis pas battu, je n´ai pas été déporté, je n´ai pas collaboré - je suis resté, quatre ans durant, un imbécile sous-alimenté parmi tant d´autres - un qui ne comprenait pas parce que pour comprendre il faut qu´on vous explique. J´ai trente-quatre ans aujourd´hui, et je vous le dis : s´il s´agit de défendre ceux que j´aime, je veux bien me battre tout de suite. S´il s´agit de tomber au hasard d´un combat ignoble sous la gelée de napalm, pion obscur dans une mêlée guidée par des intérêts politiques, je refuse et je prends le maquis. Je ferai ma guerre à moi. le pays entier s´est élevé contre la guerre d´Indochine lorsqu´il a fini par savoir ce qu´il em était, et les jeunes qui se sont fait tuer là-bas parce qu´ils croyaient servir à quelque chose - on le leur avait dit - je ne les insulte pas, je les pleure ; parmi eux se trouvaient, qui sait, de grands peintres - de grands musiciens ; et à coup sûr, d´honnêtes gens. Lorsque l´on voit une guerre prendre fin en un mois par la volonté d´un homme qui ne se paie pas, sur ce chapitre, de mots fumeux et glorieux, on est forcé de croire, si l´on ne l´avait pas compris, que celle-là au moins n´était pas inévitable.

Gustave Flaubert, Madame Bovary, (1857)

       - Allons, se dit-il, commençons !

       Il écrivit :

       "Du courage, Emma ! du courage ! je ne veux pas faire le malheur de votre existence ...."

       - Après tout, c´est vrai, pensa Rodolphe ; j´agis dans son intérêt ; je suis honnête.

       - "Avez-vous mûrement pesé votre détermination ? Savez-vous l´abîme où je vous entraînais, pauvre ange ? Non, n´est-ce pas ? Vous alliez confiante et folle, croyant au bonheur, à l´avenir .... Ah ! malheureux que nous sommes ! insensés!"

       Rodolphe s´arrêta pour trouver ici quelque bonne excuse.

       - Si je lui disais que toute ma fortune est perdue ?... Ah ! non, et, d´ailleurs, cela n´empêcherait rien. Ce serait à recommencer plus tard. est-ce qu´on peut faire entendre raison à des femmes pareilles ?

       Il réfléchit, puis ajouta :

       "Je ne vous oublierai pas, croyez-le bien, et j´aurai continuellement pour vous un dévouement profond : mais, un jour, tôt ou tard, cette ardeur (c´est là le sort des choses humaines) se fût diminuée, sans doute ! il nous serait venu des lassitudes, et qui sait même si je n´aurais pas eu l´atroce douleur d´assister à vos remords et d´y participer moi-même, puisque je les aurais causés. L´idée seule des chagrins qui vous arrivent me torture, Emma ! Oubliez-moi ! pourquoi faut-il que je vous aie connue ? Pourquoi étiez-vous si belle ? Est-ce ma faute ? Ô mon Dieu ! non, non, n´en accusez que la fatalité !"

       - Voilà un mot qui fait toujours de l´effet, se dit-il.

      "Ah ! si vous eussiez été une de ces femmes au coeur frivole comme on en voit, certes, j´aurais pu, par égoïsme, tenter une expérience alors sans danger pour vous. Mais cette exaltation délicieuse, qui fait à la fois votre charme et votre tourment, vous a empêché de comprendre, adorable femme que vous êtes, la fausseté de notre position future. Moi non plus, je n´y avais pas réfléchi d´abord, et je me reposais à l´ombre de ce bonheur idéal comme à celle du mancenillier, sans prévoir les conséquences."

       Elle va peut-être croire que c´est par avarice que j´y renonce.... Ah ! n´importe ! tant pis, il faut en finir !

       "Le monde est cruel, Emma. partout où nous eussions été, il nous aurait poursuivis. Il vous aurait fallu subir les questions indiscrètes, la calomnie, le dédain, l´outrage peut-être. L´outrage à vous ! Oh !... Et moi qui voudrais vous faire asseoir sur un trône ! Moi qui emporte votre pensée comme un talisman ! Car je me punis par l´exil de tout le mal que je vous ai fait. je pars. Où ? Je n´en sais rien, je suis fou ! Adieu ! Soyez toujours bonne ! Conservez le souvenir du malheureux qui vous a perdue. Apprenez mon nom à votre enfant, qu´il le redise dans ses prières."

       La mèche des deux bougies tremblait. Rodolphe se leva pour aller fermer la fenêtre, et quand il se fut rassis :

       - Il me semble que c´est tout. Ah ! encore ceci, de peur qu´elle ne vienne à me relancer :

       "Je serai loin quand vous lirez ces tristes lignes ; car j´ai voulu m´enfuir au plus vite afin d´éviter la tentation de vous revoir. pas de faiblesse ! Je reviendrai, et peut-être que, plus tard, nous causerons ensemble très froidement de nos anciennes amours. Adieu !"

        Et il y avait un dernier adieu, séparé en deux mots : A Dieu ! ce qu´il jugeait d´un excellent goût.

        - Comment vais-je signer, maintenant ? se dit-il. Votre tout dévoué... Non. Votre ami ?... Oui, c´est cela.

        "Votre ami."

        Il relut la lettre. elle lui parut bonne.

LECTURES COMPLEMENTAIRES

Boris Vian, Le Déserteur, (1953)

Monsieur le Président,
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps


Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir


Monsieur le Président
Je ne veux pas le faire,
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer de pauvres gens


C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter.

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants

Ma mère a tant souffert
Qu'elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers

Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé

Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins.

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens

Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir

S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer.

Serge Gainsbourg, En relisant ta lettre

En relisant ta lettre je m'aperçois que l'orthographe et toi, ça fait deux

C'est toi que j'aime
Ne prend qu'un M
Par-dessus tout
Ne me dis point
Il en manque un
Que tu t'en fous
Je t'en supplie
Point sur le i
Fais-moi confiance
Je suis l'esclave
Sans accent grave
Des apparences
C'est ridicule
C majuscule
C'était si bien
Tout ça m'affecte
Ça c'est correct
Au plus haut point
Si tu renonces
Comme ça s'prononce
À m'écouter
Avec la vie
Comme ça s'écrit
J'en finirai
Pour me garder
Ne prends qu'un D
Tant de rancune
T'as pas de coeur
Y a pas d'erreur
Là y'en a une
J'en mourrirai
N'est pas français
N'comprends-tu pas ?
Ça s'ra ta faute
Ça s'ra ta faute
Là y'en a pas
Moi j'te signale
Que gardénal
Ne prend pas d'E
Mais n'en prend qu'un
Cachet au moins
N'en prend pas deux
Ça t'calmera
Et tu verras
Tout r'tombe à l'eau
L'cafard, les pleurs
les peines de coeur
O E dans l'O